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Motolisse Voir une démonstration

Comparatif

Motolisse ou le carnet de piste papier, que choisir

Le carnet de piste est l’outil historique du plateau, et il a des qualités réelles: rien à charger, rien à synchroniser, rien qui tombe en panne. Il a aussi une limite que tout enseignant connaît, la trace disparaît. Ce comparatif met face à face le carnet plus le chronomètre au poignet et la saisie terrain de Motolisse, sur les points qui décident vraiment d’une place d’examen.

Le comparatif poste par poste

CritèreMotolissele carnet de piste et le chronomètre au poignet
Coût de départAbonnement mensuel à partir de 29 euros hors taxesQuelques euros de papier et un chronomètre
Saisie pendant la rotationUn appui ganté par faute, sans quitter l’écranIl faut retirer un gant, tenir la page et écrire
Pluie, vent et plein soleilÉcran contrasté, appareil dans une poche entre deux passagesPages qui se mouillent, encre qui bave, feuilles qui tournent
Ce qui reste le soirChaque passage horodaté, faute par faute, dans le dossier de l’élèveDes croix qu’il faut interpréter, souvent le lendemain
Comparaison de deux séancesÉcart de temps et de fautes calculé automatiquementFeuilletage de trois pages et mémoire de l’enseignant
Décision d’engager une placeListe triée par écart au seuil sur les trois dernières séancesImpression du dernier samedi
Ce que voit l’élèveSes temps, ses fautes et sa courbe depuis son téléphoneCe que l’enseignant lui explique de vive voix
Cohérence entre deux enseignantsFautes normalisées et seuils communs à l’établissementChacun sa notation et son vocabulaire
Stages de sept heuresÉmargement signé, blocs horodatés, attestation en PDFFeuille à part, modèle Word et classeur
Fonctionnement sans réseauMode piste intégralement hors ligne, synchronisation au retourAucun besoin de réseau, par construction

Ce que le carnet fait très bien

Il faut lui rendre justice: le carnet ne tombe jamais en panne de batterie, il se prête à un collègue, il se pose sur le réservoir et il coûte le prix du papier. Pour un enseignant qui connaît ses six ou sept élèves de front, qui les voit toutes les semaines et qui les présente au compte gouttes, il suffit souvent. Le carnet est aussi excellent pour ce qu’un logiciel fait mal: le croquis de trajectoire, la remarque en marge, le mot griffonné à retenir pour le débriefing.

Sa vraie force est l’absence de friction. Rien à ouvrir, rien à paramétrer, aucun réglage à discuter en équipe, aucune mise à jour qui déplace un bouton un samedi matin. C’est précisément pour cela qu’il survit à toutes les tentatives d’informatisation lancées depuis le bureau, avec des outils pensés pour la voiture et jamais essayés un samedi de février, gants aux mains, sous une pluie fine, avec quatre élèves qui attendent leur tour au bout de la piste.

Ce qu’il ne pourra jamais faire

Le carnet ne calcule pas. Il ne vous dira jamais que l’écart entre le meilleur et le pire parcours lent d’un candidat s’est réduit de trois secondes en un mois, ni que son évitement passe une fois sur trois depuis six séances. Il ne trie pas non plus vos vingt élèves par écart au seuil un lundi soir, et il n’envoie rien à personne. Toutes ces opérations sont possibles au carnet, elles demandent simplement un temps que personne ne prend.

Il ne se partage pas non plus. Deux enseignants qui se relaient sur le même élève tiennent deux carnets, avec deux vocabulaires et deux façons de compter un pied à terre, et l’élève reçoit deux lectures différentes de ses passages. Enfin, un carnet ne produit ni attestation de suivi, ni registre annuel exportable: le jour où l’administration demande la liste des formations dispensées, la fouille commence dans les classeurs et dans les boîtes de courriels.

Le passage de l’un à l’autre, un samedi

La bascule ne demande pas d’abandonner vos habitudes. Vous gardez votre gabarit de piste, votre ordre de passage et votre façon de débriefer. Ce qui change tient dans un geste: au lieu d’écrire une croix, vous appuyez sur une case. Une séance blanche, seul sur la piste, suffit à prendre la main sur le compteur de fautes, et la plupart des écoles chronomètrent leur première rotation réelle dès la séance suivante.

Beaucoup d’enseignants gardent le carnet en parallèle pendant deux ou trois samedis, le temps de vérifier que rien ne se perd et que la synchronisation remonte bien tous les passages. C’est une bonne méthode, et elle a un avantage inattendu: au bout de quinze jours, elle montre combien de remarques du carnet ne servaient à rien, et lesquelles méritent de devenir un commentaire libre attaché au passage de l’élève.

Quand l’alternative reste le bon choix

Si vous êtes seul, que vous présentez trois ou quatre candidats par an et que vous ne vendez pas de formation de sept heures, le carnet reste le meilleur choix. Il est gratuit, immédiat et personne ne vous demandera un registre annuel. Même chose si votre piste est partagée et que vous n’y venez que quelques samedis par saison: l’effort de paramétrage ne se rentabilise pas sur un si petit volume de passages.

Le verdict

Le carnet gagne sur la simplicité et sur le coût, et il garde sa place pour le croquis et la note à la volée. Il perd dès qu’il faut comparer, décider vite ou prouver quelque chose. Si vous engagez des places d’examen régulièrement, si vous êtes plusieurs à noter les mêmes élèves, ou si vos samedis se remplissent de stages de sept heures, la saisie terrain rend chaque semaine ce qu’elle coûte par mois.

Questions frequentes

Peut on continuer à utiliser un carnet à côté?
Oui, et beaucoup d’enseignants le font les premières semaines. Le carnet garde son intérêt pour un croquis de trajectoire ou une note à retenir pour le débriefing. Ce qui compte est que les temps et les fautes entrent dans un seul endroit, sinon vous vous retrouvez avec deux historiques incomplets et vous ne pouvez plus comparer deux séances.
Que se passe t il si la tablette tombe en panne sur la piste?
Les passages déjà saisis sont enregistrés sur l’appareil, pas sur un serveur distant, et remontent dès qu’il se rallume ou qu’il retrouve du réseau. Si l’appareil est cassé, la séance en cours se termine au carnet, puis se ressaisit au local: une rotation de quatre élèves représente quelques minutes de saisie, pas une soirée.
Le papier reste il utile pour le jour de l’examen?
Beaucoup d’écoles impriment la fiche de régularité du candidat pour la lui remettre avant l’épreuve. Cela lui rappelle ce qui tient déjà et sur quoi rester vigilant. C’est le seul usage papier que Motolisse encourage, parce qu’il sert au candidat et non à l’enseignant.

Motolisse ou le carnet de piste papier, que choisir

Le carnet gagne sur la simplicité et sur le coût, et il garde sa place pour le croquis et la note à la volée. Il perd dès qu’il faut comparer, décider vite ou prouver quelque chose. Si vous engagez des places d’examen régulièrement, si vous êtes plusieurs à noter les mêmes élèves, ou si vos samedis se remplissent de stages de sept heures, la saisie terrain rend chaque semaine ce qu’elle coûte par mois.