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Motolisse Voir une démonstration

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Celui qui tient le carnet quand vous tenez le chrono

Jimenez Julien construit Motolisse, l’outil de piste et de formation des moto écoles. Voici comment ce logiciel est né au bord d’une piste plateau de la Drôme, ce qu’il refuse de faire, et ce qui le fait avancer d’une saison à l’autre.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur de Motolisse

Le point de départ, un samedi matin sur un terrain municipal

Je ne suis pas enseignant de la conduite. Je suis concepteur de logiciels, et j’ai passé les dernières années à construire des outils pour des métiers qui travaillent debout, dehors, avec les mains prises. Motolisse est né d’un samedi matin passé au bord d’une piste plateau prêtée par une commune, à regarder un moniteur faire tourner quatre élèves sur une moto d’école.

Ce que j’ai vu ce matin-là tient en trois objets : un chronomètre pendu au poignet, une feuille de parcours pliée en quatre dans la poche du blouson, et un feutre qui commençait à baver parce qu’il avait plu la veille. Le moniteur relançait le chrono d’une main, comptait les pieds à terre de tête, et notait trois croix entre deux passages. À midi, la feuille était gondolée. À la fin du mois, elle n’existait plus.

Ce n’était pas un problème de sérieux. Ce moniteur connaissait le barème mieux que quiconque, savait exactement qui allait passer et qui allait tomber au demi tour. Le problème, c’est que tout ce savoir restait dans sa tête. Il ne pouvait ni le montrer à l’élève qui payait 60 euros de l’heure, ni le comparer d’une séance à l’autre, ni s’en servir pour décider quelle place d’examen engager la semaine suivante.

Ce que j’ai appris en écoutant des enseignants mention deux roues

Pendant plusieurs mois, j’ai suivi des séances de plateau dans la Drôme, dans l’Hérault et en Loire-Atlantique, et j’ai passé beaucoup de temps au téléphone avec des gérants d’écoles de conduite. Trois choses reviennent partout, avec les mêmes mots.

La première, c’est la douleur de la place d’examen. Les places sont rares, elles se réservent longtemps à l’avance, et une place brûlée sur un candidat qui n’était pas prêt pénalise deux fois : le candidat qui repart pour des semaines, et l’établissement dont le taux de réussite se publie. Les enseignants ne demandent pas un logiciel qui prédit l’avenir. Ils demandent de quoi répondre honnêtement à la question : est-ce que celui-là tient trois séances de suite, ou est-ce qu’il a eu un bon jour ?

La deuxième, c’est que la piste et le bureau ne se parlent pas. Le samedi, on chronomètre et on compte. Le lundi, on ressaisit, ou plus souvent on ne ressaisit rien. Tout outil qui demande à un moniteur de recopier le samedi soir ce qu’il a écrit le samedi matin est mort avant d’être installé.

La troisième, c’est le poids administratif des formations de sept heures. Ces stages remplissent les samedis et font vivre la trésorerie, mais ils se gèrent au cahier à spirale, avec un modèle Word pour l’attestation de suivi et une feuille d’émargement qui finit dans une pochette plastique. J’ai vu une gérante passer quarante minutes à reconstituer un dossier de stage vieux de huit mois pour un stagiaire qui avait perdu son papier.

Le déclic : un enseignant m’a montré son téléphone en me disant qu’il n’avait jamais eu une barre de réseau sur ce terrain, et que tous les outils qu’on lui avait proposés jusque-là demandaient une connexion pour enregistrer un simple chronomètre. C’est devenu la première contrainte du produit, avant même la première fonctionnalité.

Pourquoi cet outil précis, et pas un logiciel d’auto école de plus

Il existe déjà des logiciels de gestion d’auto école : planning, facturation, suivi de l’élève en circulation, dossiers ANTS. Ils font leur travail. Aucun ne descend sur la piste, parce que la piste est un cas particulier : pas de réseau, pas de bureau, des gants, du soleil dans l’écran, et une évaluation qui se joue en quarante secondes de parcours à allure lente.

Motolisse ne cherche donc pas à remplacer votre gestion. Il fait deux choses que personne ne faisait sérieusement : transformer un passage sur le plateau en donnée exploitable sans ralentir le moniteur, et transformer un stage de sept heures en dossier complet sans un seul document Word. Le reste, il s’en tient à l’écart.

Le modèle de présentabilité est le cœur du produit et c’est aussi la partie sur laquelle j’ai le plus travaillé avec des enseignants. Le premier prototype affichait le meilleur temps de chaque élève. C’était joli, et complètement inutile : le meilleur temps ne dit rien de ce qui se passera le jour de l’épreuve. La version qui a convaincu regarde la régularité sur les trois dernières séances, distingue les fautes éliminatoires des points de vigilance, et assume de dire non quand la régularité n’y est pas.

Méthode et convictions produit

Le terrain décide, pas l’écran

Chaque fonctionnalité doit tenir la question suivante : un moniteur avec des gants d’hiver, sous un ciel de février, entre deux passages, peut-il s’en servir en moins de deux secondes ? Si la réponse est non, elle ne sort pas. Cela a coûté des menus déroulants, des formulaires et quelques graphiques élégants, et cela a produit des boutons de la taille d’un pouce ganté.

Hors ligne d’abord, synchronisation ensuite

Le mode piste n’est pas un mode dégradé. C’est le mode normal. Le réseau est un bonus qui sert à remonter les données au local, jamais une condition pour enregistrer un chrono. Un outil de piste qui perd un passage parce que le terrain est en zone blanche a échoué, quelle que soit la beauté de son interface.

Un barème unique, des réglages assumés

La grille officielle de l’épreuve hors circulation est fournie telle quelle et ne se bricole pas. Ce qui se règle, ce sont vos seuils, vos gabarits de piste et vos points de vigilance. C’est ce qui permet de comparer un taux de réussite d’un enseignant à l’autre, d’une piste à l’autre, sans comparer des choux et des carottes.

Le papier doit sortir tout seul

Une attestation de suivi de formation, un contrat de formation écrit conforme à l’article L213-2 du code de la route, un registre annuel exportable : ce sont des obligations, pas des options. Elles ne doivent coûter aucune minute supplémentaire à quelqu’un qui a déjà fait sept heures de piste dans la journée.

Vendre par la conversation

Il n’y a aucun bouton de paiement sur ce site. Une moto école qui s’équipe engage sa façon de travailler le samedi matin, pas seulement 79 euros par mois. Nous préférons une démonstration d’une demi-heure sur votre organisation réelle, avec vos élèves et vos stages, à un formulaire de carte bancaire.

Ce que je publie dans La Fiche de Piste

Le magazine du site rassemble neuf articles parus le 3 septembre 2026, écrits pour les enseignants titulaires de la mention deux roues et les gérants de moto écoles. Ils partent tous de la même question : que reste-t-il d’un passage au plateau une fois la séance terminée, et que reste-t-il d’un samedi de sept heures une fois les stagiaires repartis ? Le sommaire complet se lit sur La Fiche de Piste.

L’éditeur, MLJ

Motolisse est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 et inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. Le SIRET du siège est le 934 769 837 00014 et le numéro de TVA intracommunautaire est FR44934769837.

MLJ est une structure volontairement légère, qui conçoit et exploite des logiciels professionnels destinés à des métiers précis, avec un interlocuteur unique pour la vente, l’assistance et le produit. Concrètement, quand vous écrivez au sujet d’une faute normalisée mal comptée ou d’un modèle d’attestation à ajuster, la réponse vient de la personne qui écrit le code.

Le directeur de la publication est Jimenez Julien. La voie directe pour toute question, commerciale ou technique, est jimenezjulien42@gmail.com, avec une réponse sous un jour ouvré.

Où me suivre

Je publie régulièrement ce que j’observe dans les moto écoles et les écoles de conduite : relevés de taux au plateau, retours d’enseignants sur le module des sept heures, et petits partages de piste.

Vous exploitez une piste plateau et vous vendez des formations de sept heures ? Racontez-moi votre samedi type. Le formulaire est ici, et la démonstration se fait sur votre organisation, pas sur une base de démonstration.

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